La misérable vie d'une chienne d'usines à chiots

Vers l'âge de 5 mois, on la mettra dans une petite cage de métal,
de bois ou de plastique où elle passera toute sa vie enfermée.

Ces hangars ou entrepôts peuvent contenir plusieurs
dizaines ou centaines de cages, empilées les unes sur les autres.

Les excréments et l'urine tombent souvent dans les cages du dessous. Ces
endroits sont rarement chauffés en hiver et durant l'été la chaleur y est
suffocante. Vers l'âge de 6 mois, lorsqu'elle commence ses chaleurs, la petite
chienne est accouplée avec un mâle provenant d'une usine semblable à la
sienne. Pendant sa grossesse, elle ne bénéficiera d’aucun suivi vétérinaire afin
d’éviter tout frais superflus au propriétaire. Environs 60 jours plus tard, elle peut
donner naissance à plusieurs chiots. La mère et ses petits, n'ont pas d'endroit
propre et confortable pour se coucher et doivent se satisfaire d'un plancher de
grillage de fer. À cause du manque d'espace, il n'est pas rare qu'en se
retournant, la pauvre chienne écrase l'un de ses petits et souvent, le chiot mort
pourra rester dans cette cage plusieurs jours avant que le propriétaire ne
vienne l'en retirer.

Lorsque les petits auront atteint l'âge de 3 semaines, le propriétaire de l'usine
viendra les enlever à leur mère. La pauvre chienne tournera en rond dans sa
cage, attendant en vain leur retour.

Le Transport des Chiots

Les chiots sont placés à plusieurs dans une cage, sans eau ni nourriture. Des
centaines de cages sont empilées les unes sur les autres à l'intérieur d'un
camion. Ces camions peuvent parcourir des centaines de kilomètres, été
comme hiver, sans système de chauffage ou de ventilation. Les chiots arrivent
dans un entrepôt où un préposé retire ceux qui n'ont pas survécu au voyage
puis, il fait le tri par race. Les survivants sont embarqués à nouveau dans un
autre camion qui les livre dans diverses animaleries de la province.

Les Animaleries

Une fois à destination, ils sont lavés et parfumés pour leur donner un air
attrayant lorsqu'ils seront placés dans la vitrine du magasin. La majorité de ces
chiots fûrent tatoués à l’oreille et, pour parfaire le tableau, des documents
vétérinaires falsifiés ou de fausses attestations de pedigree certifient la
"pureté" de leur race. Le prix d'un chiot vendu en animalerie varie entre 300 et
500$. Là encore, un chiot malade, ne sera habituellement pas soigné par un
vétérinaire car cela reviendrait trop cher au propriétaire de l'animalerie. On le
laisse donc mourir. Pour les autres, l'avenir est incertain: plusieurs d'entre eux,
traumatisés par la perte de leur mère, les longs transports et le manque de
soins souffriront de divers problèmes émotionnels et auront du mal à s'adapter.
Séparé trop tôt de sa mère, un chiot, privé en plus de contact humain, peut
devenir associable. Il ne s'entend pas avec les autres chiens et n'est pas
toujours gentil envers les jeunes enfants. Ces chiots nécessiteront beaucoup
d'efforts de la part du maître et plusieurs ne parviendront pas à s’en occuper
convenablement.

Si certains chiots ont la chance d'être adoptés par des gens soucieux et prêts à
les faire soigner et leur consacrer le temps et la patience nécessaires à leur
adaptation, d’autres finiront rapidement dans un refuge, un chenil ou seront à
nouveau vendus, ou donnés, ou tout simplement abandonnés.

La petite chienne d'usine, quant à elle, continuera à vivre dans sa misérable
cage. Elle pourra avoir jusqu'à 3 portées par année, laissant ses mamelles
distendues et enflées. Faute de nourriture appropriée, d'exercices et de soins,
chaque fois qu'elle donnera naissance à des petits, elle s'affaiblira d’avantage.
Maigre et sale, elle souffrira de maladies de peau, de déformations aux pattes,
elle perdra ses poils par plaque.
Photos prisent sur  ANIMA
QUÉBEC, photos d'usines à chiots
de 2009, AU QUÉBEC

MÉFIEZ-VOUS!

De " faux papiers " signés par des vétérinaires " fictifs "
affichent leur parfaite santé. Certains de ces éleveurs peuvent élever  jusqu'à 70
races de chiens à la fois. Ils font affaire avec des producteurs, importateurs et
exportateurs, vendeurs intermédiaires, courtiers, vendeurs de rue, de marchés
aux puces ou même avec d'autres éleveurs.
Leur identité n’est pas connue, ou partiellement connue, et les ventes  sont
conclues en argent liquide.  Certains producteurs vendent leurs chiots en
publiant une annonce dans le journal ou sur Internet. Ils rencontrent alors un
acheteur potentiel à un endroit spécifique, qui peut aussi bien être le
stationnement d’un centre d’achats ou un parc. La transaction se fera
également en liquide.

À travers le Québec, plus de
1,000 personnes opèrent des usines à chiots.
Presque toutes les usines d'animaux sont des endroits insalubres où les chiots
ne sont pas nourris à heures régulières et où plusieurs n'ont même pas accès à
de l'eau. Le seul motif de leurs mauvais traitements est le profit.

N'encouragez pas ce commerce !

Si vous tenez absolument à posséder un chien
ou un chat, de grâce adoptez dans les SPCA et
refuges, il y en a de toute les
races et grosseurs